Changement de culture et fecondite accrue

Jeudi, janvier 19th, 2012 | Non classé | Pas de commentaire

Alors que j’écris ces lignes, je suis dans l’avion qui me ramène d’un meeting où se réunissait un grand nombre de nos leaders globaux. Certains sont en charge de mouvements dirigés par des étudiants. J’ai eu le privilège de discuter de façon informelle avec plusieurs d’entre eux de la manière dont on peut, de nos jours, impacter les étudiants d’université.

Savoir si la vie chrétienne marche vraiment

Nous avons tous observé certaines tendances. L’une d’elle est que les étudiants sont de plus en plus intéressés par ce qui marche vraiment pour nous, chrétiens. Ils veulent savoir quelle différence Christ fait dans la vie de l’individu.

Qu’est-ce que cela indique au regard de notre témoignage ? En premier lieu, que nous devons faire part de notre expérience personnelle avec Christ de façon plus compréhensive, plutôt que de donner simplement un bref témoignage. Ces vingt dernières années, j’ai davantage mis l’accent sur la paix que Christ m’a donnée dans les circonstances difficiles, et sur les sentiments de succès et de valeur qui ont de beaucoup dépassé les accomplissements que ce monde m’a apportés.

Aussi, lorsque j’explique comment la réalité de Christ s’est faite en moi, j’ai remarqué que l’impact est grandement multiplié quand mon interlocuteur exprime les mêmes besoins. Cette connexion de vie à vie permet aux gens de désirer savoir comment avoir une même relation avec Dieu.

De nouvelles façons d’apprendre

La seconde chose dont ces leaders et moi avons discuté est le changement dans la façon dont les étudiants veulent apprendre. Les étudiants d’aujourd’hui paraissent mieux absorber les leçons à partir de discussions entre amis, plutôt qu’en écoutant un discours ou en lisant un livre. Cette tendance dans “l’apprentissage oral” a une incidence majeure sur la façon dont nous allons au mieux faire de ces étudiants des disciples. Les conférences doivent être plus brèves et adresser moins de points. Les sessions d’enseignement doivent être fréquemment entrecoupées de moments de discussion en petits groupes, afin de faire place à des moments de “découverte personnelle”.

Relatif à ce que j’ai écrit plus haut, les étudiants veulent aussi savoir comment ce qu’ils apprennent s’applique à leurs vies. Il est donc plus important que jamais de réserver un moment de réflexion sur “l’application de vie” dans nos études bibliques et sessions de formation. Il est aussi très important de les encourager à parler de ce qu’ils ont appris à leurs connaissances. Non seulement c’est un ministère auprès de leurs amis, mais cela leur permet de mieux retenir ce qu’ils ont appris.

Le genre d’expérience d’église qu’ils préfèrent.

Une autre observation est que les étudiants veulent que leur expérience d’église s’enrichisse de nombreuses relations et opportunités leur permettant de participer à la vie de leurs amis d’église. Écouter un bon sermon et chanter quelques chants de louange ne semble pas être suffisant.

J’ai participé à l’implantation de ce qui a commencé comme une église de maison à Orlando en Floride. Pour pourvoir à cet intense besoin relationnel, une des choses les plus significatives que nous ayons mises en place est de nous réserver une heure pour simplement dîner ensemble (nous nous rencontrons le dimanche soir). Lorsque quelques personnes se réunissent autour d’un repas, les besoins mutuels sont communiqués plus rapidement et plus facilement.

Nous avons aussi des “communautés évangéliques” qui se réunissent dans des maisons en cours de semaine. Au sein de ces groupes, nous accueillons fréquemment des non chrétiens désireux de comprendre ce dont le chrétien parle et de voir comment il agit. Beaucoup d’entre eux sont venus à Christ, et certains de ceux qui se sont convertis sont actifs dans le cadre de l’église.

Réflexion finale

Il a été très intéressant de réfléchir à la façon dont les étudiants ont évolué au cours de ces dix/vingt dernières années. Mais ce qui a été encore plus enthousiasmant a été de débattre de nouvelles et meilleures façons d’avoir un ministère auprès d’eux à la lumière de ces tendances.

Les changements dans la vie active ne devraient jamais être des pierres tombales pour le ministère, mais plutôt des portes ouvertes à une nouvelle fécondité. En conséquence, quand vous rencontrez des défis dans l’exercice de votre ministère, ne vous découragez pas et ne vous contentez pas de moins d’efficacité. Au contraire, soyez déterminés à développer de nouveaux moyens d’être encore plus féconds.

Utiliser nos expériences de vie pour toucher autrui

Vendredi, décembre 16th, 2011 | Non classé | Pas de commentaire

Lors d’un récent voyage, un ami qui songeait à changer de travail me demandait conseil au téléphone concernant son futur.

Je me trouvais alors en salle d’embarquement en attente de mon vol pour Orlando. Tout en poursuivant notre conversation téléphonique, j’ai embarqué dans l’avion, et lorsque je me suis installé dans mon siège, je discutais toujours de la façon dont mon ami pouvait discerner la volonté de Dieu pour sa vie. Ce n’est que quand l’avion a été sur le point de quitter le terminal que j’ai raccroché.

Apparemment, la femme qui était assise à côté de moi avait écouté notre conversation. Chrétienne elle aussi, elle désirait également connaître la volonté de Dieu pour sa vie. Considérant que je n’avais eu que quelques heures de sommeil la nuit précédente, je dois honnêtement dire que j’avais prévu de dormir pendant le vol. Mais pouvais-je passer outre cet évident rendez-vous divin ?

Pendant les 90 minutes qui ont suivi, j’ai eu le privilège de la guider à travers le processus de planification personnelle que j’enseigne et utilise depuis près de 40 ans. Elle a pris des notes et posé des questions, curieuse de savoir comment ce processus pouvait s’appliquer à certaines opportunités qui se présentaient à elle. En fin de vol, elle était en possession d’actions spécifiques de planification.

Il m’est apparu ensuite que Dieu avait utilisé mon expérience particulière pour avoir un ministère auprès de cette femme. En effet, combien d’autres personnes dans cet avion avaient un arrière-plan extensif au regard de l’enseignement et de la planification, plus spécifiquement dans l’optique chrétienne ? Il est intéressant d’observer que Dieu nous avait placés côte à côte, et que j’abordais le sujet alors qu’elle pouvait entendre la conversation.

En partie, je crois que Dieu nous permet de développer des concepts et de vivre des expériences dans le but de les utiliser pour toucher les autres. Concernant le réconfort et l’encouragement, Paul nous en donne un exemple dans II Corinthiens 1 :3-6 : Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction! Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ. Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons.

Pensons à ce que Dieu nous octroie qui pourrait être utilisé dans le ministère auprès d’autrui: l’éducation, la formation, les expériences amicales de notre vie, et la connaissance de la Bible après des années de dévotions personnelles quotidiennes. Nous possédons pratiquement un arsenal de capacités de ministère propre à être déployé dans le combat spirituel.

Nous ne devrions pas être surpris lorsque Dieu nous permet de rencontrer fortuitement des gens qui ont besoin de ce que nous avons à offrir. En fait, nous devrions nous y attendre. Et alors que nous les croisons et conversons avec eux, nous devons chercher à faire coïncider leurs besoins avec notre expérience et nos capacités dans le ministère.

Lorsque nous savons que Dieu orchestre ce genre de choses semaine après semaine, chaque jour devient une aventure. Nous pouvons alors prier, “Dieu, conduis-moi aujourd’hui vers ceux dont je peux toucher la vie grâce à ce que Tu m’as donné.”

Vies transformées, relations marquantes, et rares opportunités

Lundi, novembre 14th, 2011 | Non classé | Pas de commentaire

Je repensais récemment  à mes deux ans de participation avec Campus Crusade for Christ lors de mon programme d’études à Harvard Business School. Pourquoi ces années ont-elles eu un impact si durable sur ma vie avec Dieu et mon choix de carrière ?

Ainsi que beaucoup d’entre vous le savent, j’ai fait un engagement avec Christ l’été précédent mon entrée à l’École Supérieure. Ayant remarqué la façon dont Christ avait transformé la vie de certains étudiants de mon âge, j’avais conclu que “c’était ce que je voulais”. Ce dont je ne fais pas souvent part dans mon témoignage, c’est l’arrière-plan de mon cheminement, et le rôle de ceux qui l’ont influencé.

En premier, je mentionnerai le groupe de Campus Crusade qui était présent dans ma ville cet été-là. Ensuite, je mentionnerai le couple de l’église dans laquelle j’ai grandi, et qui accueillait régulièrement notre groupe de Campus Crusade après nos matches de volleyball dans un parc du voisinage. Toutes ces relations ont compté et ont fait une différence dans ma croissance spirituelle.

En fin d’été cette année-là, j’ai suivi la formation de base aux quartiers généraux de Campus Crusade. Là, j’ai compris ce qu’était la vie emplie de l’Esprit, j’ai appris à partager ma foi, et j’ai eu la merveilleuse opportunité d’amener un jeune homme à Christ le jour de la prospection d’évangélisation.

Peu après mon entrée à l’École Supérieure, un étudiant m’a approché pour me proposer de participer à un petit groupe d’études pour des étudiants leaders. Me joindre à eux m’a rapidement permis de développer des relations orientées sur Dieu et des opportunités de ministère à l’école même. L’année suivante, quatre d’entre nous appartenant à ce groupe sommes devenus camarades de chambre alors que nous préparions notre Master of Business Administration (MBA). Nous avons intensément collaboré au ministère de Campus Crusade dans la région de Boston, en cherchant à utiliser notre temps de façon stratégique pour le royaume.

Tous quatre avons eu le privilège de faire notre projet de recherche pour notre MBA sur le ministère, interviewant près de 100 membres du staff et passant le double du temps normal sur son exécution. L’opportunité était unique – une chance réelle de pouvoir aider dans ce ministère si stratégique. Nous avons d’ailleurs présenté notre projet final à Bill Bright.

Alors que je me remémore ces deux années, je réalise que je dois mon investissement initial et mon engagement ultérieur à trois paramètres : des vies transformées, des relations marquantes, et de rares opportunités permettant à ma vie d’avoir un impact pour Dieu.

Récemment, nous avons engagé une très importante organisation (Brand Trust) pour interviewer les gens qui ont été impliqués dans notre ministère. Le but était de discerner pourquoi les gens ont rejoint notre ministère, ce qui les a incité à continuer d’en faire partie, et ce qui a affermi leur désir de collaboration. Trois facteurs principaux ont été identifiés :

1 - Des vies transformées
2 - Des relations marquantes
3 - De rares opportunités

Considérant mon expérience, ces résultats ne m’ont pas surpris. Ce sont les raisons pour lesquelles j’ai personnellement rejoint Campus Crusade, y suis resté, et me suis impliqué davantage. Et ce sont ces mêmes raisons qui ont motivé mes camarades d’études.

Pensez à votre propre expérience. Je parie que vous avez été motivé par l’une de ces choses, sinon toutes.

Pourquoi est-ce que je parle de tout cela ? Parce que ces trois éléments doivent être présents – dans toute leur efficacité – dans notre ministère à ce jour si nous espérons rallier des collaborateurs et des partenaires, ou encore des membres du staff.

En conséquence, voici quelques questions auxquelles réfléchir :

1. Dieu transforme-t-il des vies dans votre ministère ? Ce qui est crucial en la matière, c’est l’exemplification et l’enseignement de la vie emplie de l’Esprit.

2. Voyez-vous des petits groupes de multiplication de disciples se former au sein desquels les relations vont au-delà la simple amitié ? Ce genre de groupes a un profond impact sur leurs participants.

3. Des opportunités stratégiques et marquantes sont-elles régulièrement offertes à vos disciples ? Remarquent-ils les opportunités spécifiques qui permettraient à leurs vies d’avoir un impact?

Si nous voulons que les mouvements de multiplication spirituelle se répandent, il faut que ceux qui s’associent avec nous voient et expérimentent ces trois choses fondamentales. Si ce n’est pas le cas, comment pouvons-nous y remédier ?

Dieu peut nous utiliser “le long de la route”

Lundi, octobre 17th, 2011 | Non classé | Pas de commentaire

Au mois d’août, je suis allé en Corée pour intervenir à la conférence du 100ème anniversaire de Global Mission Society.  C’était une occasion unique de m’adresser à un grand nombre de missionnaires faisant partie de la plus grande agence missionnaire du pays.

En y repensant, ce qui ressort de mon voyage, c’est que certaines de mes rencontres ont été aussi importantes que mes prises de parole à la conférence.

Dans l’avion entre Orlando et Atlanta par exemple, j’étais assis à côté d’une femme nommée Carmen. Elle a dormi la presque totalité du voyage, ne se réveillant qu’au moment d’atterrir. Après quelques minutes de conversation, je lui ai demandé si elle aimait la lecture, et elle a acquiescé. Pensant qu’elle n’était pas chrétienne, je lui ai donné une copie d’un ouvrage d’évangélisation.

“Merci, que Dieu vous bénisse !” a-t-elle dit. Du coup, je lui ai demandé si elle était chrétienne et une fois encore, elle a acquiescé. Je lui ai alors demandé si elle était active dans l’église locale. Un peu gênée, elle a répondu par la négative. J’ai donc suggéré une excellente église près de chez elle à Orlando. Elle m’a promis d’aller la visiter dans le futur, et m’a remercié d’avoir pris le temps de l’aider.

Lorsque mon assistant Jerry et moi-même avons débarqué à l’aéroport de Incheon, nous avons été accueillis par un couple de missionnaires de GMS en Asie du Sud-Est. Hau et Choi étaient accompagnés de Hwi, leur fille de dix-sept qui me rappelait mes petits-enfants.

Pendant la conférence Jerry et moi avons eu l’occasion de découvrir leur histoire, leurs rêves et leurs challenges. Au retour, nous nous sommes arrangés pour arriver tôt à l’aéroport afin d’avoir le temps de prendre un café avec eux et de prier. En route vers l’aéroport, Hwi a fait des dessins qu’elle m’a donnés. Il m’est difficile d’exprimer en quelques mots de manière adéquate la profondeur de la communion que nous avons expérimentée en leur compagnie.

Au moment de nous séparer, après les embrassades, ils sont descendus par l’escalator. Alors qu’ils passaient les comptoirs de billetterie et se dirigeaient vers la sortie, Jerry et moi sommes restés à les observer, accoudés à la balustrade, agitant nos mains en signe d’adieu. À plusieurs reprises, Hwi s’est retournée pour voir si nous étions toujours là. Encore et encore, nous leur avons fait signe jusqu’à ce qu’ils disparaissent complètement de notre vue.

En vol, entre Incheon et Atlanta, Jerry et moi avons commencé à discuter des messages que j’avais donnés à la conférence GMS. Nous avons ensuite parlé de ce que cela signifie vraiment d’être un chrétien missionnaire. Notre conclusion a été que tout chrétien doit exemplifier la vie chrétienne, aimer les gens qui les entourent, et être proactifs dans leur ministère envers les autres, conformément aux opportunités que Dieu pourvoit pour chacun de nous.

À un moment donné, un homme s’est présenté à nous. Assis derrière nous, il avait écouté notre conversation. “Je suis chrétien moi-même, a-t-il dit, et je fais un certain nombre de choses pour servir Dieu, mais en ce qui concerne ma vie, je ne suis pas complètement soumis à Sa volonté. En dépit de mon désir, il semble que quelque chose me retienne.

Nous avons dû parler avec lui une demi-heure. Cet homme était un talentueux concepteur d’opportunités de carrière. Il savait évaluer les situations, trouver les ressources nécessaires, et aider à la mise en œuvre de nouveaux projets. Il était aussi pasteur à mi-temps dans une petite église locale.

Notre conversation est passée de la compréhension de la souveraineté de Christ à la maximisation de l’utilisation de ses dons dans l’aide à l’accomplissement de l’Ordre Missionnaire. Je lui ai donné quelques brochures relatives au fonctionnement pratique de la vie emplie de l’Esprit. Jerry a partagé quelques grandes leçons glanées au cours de sa vie. En fin de conversation, nous sommes convenus de lui envoyer davantage de matériel, et avons même discuté de la possibilité de le voir aider notre ministère à s’embarquer dans de nouveaux projets.

Alors que je me remémore ce voyage, je ne peux que remercier Dieu pour le privilège de pouvoir toucher des vies “le long du chemin”. Incidemment, j’ai pris la parole trois fois aux sessions plénières de la conférence GMS, et j’ai pris contact avec de nombreux leaders.

Mais ce dont je suis surtout reconnaissant, c’est que Dieu m’ait permis d’être sensible aux rendez-vous divins qu’il a placés sur mon chemin. “Le long de la route”, Jésus a aidé l’aveugle Bartimée à entamer un nouveau chemin ; “Le long de la route”, Il a touché la vie de la femme qui souffrait d’une perte de sang et secouru la fille de Jaïrus.

Honnêtement, il m’arrive parfois d’être si focalisé sur mon propre cheminement que je rate les opportunités que Dieu pourvoit “le long de la route”. Cela vous arrive peut-être aussi de temps à autres. Engageons-nous donc ensemble à demander à Dieu de nous donner une sensibilité particulière pour remarquer tout ce qu’Il souhaite nous voir faire “le long de la route”.

Steve

“Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?”

Lundi, septembre 26th, 2011 | Non classé | Pas de commentaire

L’apôtre Paul a adressé ces mots à ses lecteurs de Rome, ses frères et sœurs en Christ. Pouvez-vous imaginer une question plus appropriée, alors que nous célébrons le 60ème anniversaire du mouvement ?

Notre prochaine Journée de Prière Mondiale du 4 octobre devrait, une fois de plus, être un merveilleux moment de louange et d’adoration à notre Seigneur Jésus. Elle sera aussi une journée de prière unique en ce sens que nous reconnaitrons nos besoins devant Lui alors que nous entamons notre septième décade de ministère.

Si vous êtes comme moi, il vous est plus facile de prier quand vous êtes dans le besoin. Aujourd’hui, les titres des médias nous parlent d’un monde en grand désarroi. Bien entendu, un tel chaos n’est pas, pour Dieu, une surprise. Mais ces situations d’agitation civile, de catastrophes naturelles et de crises économiques autour du monde créent un énorme réservoir de besoins à partir duquel nous pouvons nous unir et prier. Nous pouvons prier pour ceux qui souffrent. Et nous pouvons prier pour que dans cette douleur, beaucoup confient leurs âmes à Dieu.

Alors que nous cherchons à propager l’Évangile, nous devons nous attendre à rencontrer de la résistance. Mais en réponse à la confusion, la préoccupation et l’opposition spirituelle, nous apportons une louange et des requêtes à un Dieu qui est plus grand, plus fort, et capable de surmonter.

Dans Romains 8 :31, c’est par une question que Paul conclut de façon passionnée son étonnante description de qui nous sommes dans l’Esprit et de la réalité de la vie en Christ dans notre monde. Dieu est pour nous. Ce simple fait suffit à vaincre tous nos adversaires.

Préparez donc votre cœur en vue de notre moment de prière ensemble. Judy et moi vous encourageons à sérieusement vous pencher avec votre équipe sur Romains 8 dans les jours précédant le 4 octobre, afin d’être préparés pour cette journée de prière et pour le futur de Campus Crusade pour Christ.

Votre en Christ,

Steve Douglass, président

P.S. Vos équipes peuvent toujours soumettre leurs mises à jour sur global.prayer@ccci.org. Une liste de sujets de prière pour la prochaine journée mondiale de prière sera postée à www.GlobalPrayerMovement.org.

La Nouvelle Appellation Aux États-Unis Est Source de Leçons

Vendredi, septembre 23rd, 2011 | Non classé | Pas de commentaire

Le mois d’Août qui suit la conférence du staff aux États-Unis est toujours plein de souvenirs. Cette année n’a pas été différente. J’ai été béni par les messages entendus. J’ai adoré les moments de louange. “Notre Dieu est plus grand. Notre Dieu est plus fort” résonnera longtemps dans ma tête et mon cœur.

Cependant, cette conférence s’est remarquablement distinguée des autres, à cause de l’annonce du changement d’appellation de notre ministère aux États-Unis. Cette notification couronnait deux années d’efforts baignées dans la prière, les discussions et les recherches.

Comme vous le savez, initialement, la couverture médiatique a été neutre ou positive. Mais elle a soudain pris une tournure négative, en majeure partie sur la question du nom de Christ. Je reste stupéfait de la façon dont les gens se sont si rapidement et si incorrectement fait une opinion, propageant ce qu’ils pensaient être la raison de ce changement de nom. Très peu se sont enquis auprès de nous de savoir ce qui avait réellement motivé ce changement.

Cette expérience m’a appris plusieurs choses:

1. Quoi qu’il en soit, traitons toujours les autres avec gentillesse. Pour paraphraser la règle d’or : “Faisons pour les autres ce que nous voudrions qu’ils fassent pour nous”. Nous avons eu à cœur de ne pas réagir de façon hostile. Personnellement, dans le futur, je montrerai encore plus de diligence à ne pas tirer de conclusions hâtives concernant un individu ou un autre ministère.

2. Attendons-vous à ce que certains interprètent mal nos intentions et nous critiquent, même si nous avons tout fait pour être clair. Ainsi que Pierre le disait dans 1 Pierre 4 : 12 : “Mes chers amis, vous avez été plongés dans la fournaise et l’épreuve. N’en soyez pas surpris, comme s’il vous arrivait quelque chose d’anormal.”

3. Écoutons cependant attentivement les critiques afin de discerner les leçons que Dieu souhaite nous communiquer. Pour nous, l’avertissement est de ne jamais abandonner d’exalter Jésus Christ. C’est très exactement cela. Nous devons toujours nous efforcer d’honorer et glorifier notre Seigneur Jésus christ. Je pense que c’était déjà ce que nous faisions, mais nous devons le faire avec encore plus d’excellence. En ce sens, je suis content que nous ayons développé notre devise bien avant que la controverse ne transpire: “Une communauté soucieuse, et dont la passion est d’aider les gens à être unis à Jésus-Christ”.

4. Attendons-nous aussi à ce que nos bons amis nous viennent en aide dans les moments difficiles. Depuis une dizaine d’année, Judy et moi nous réunissons deux fois par an avec les présidents et leurs épouses de cinq autres ministères focalisant sur les étudiants, principalement aux États-Unis. Vous avez peut-être lu les réactions de certains d’entre eux lorsque j’ai sollicité un mot d’encouragement.

· “Il y a probablement peu de ministères dans le monde ayant un plus grand engagement à Christ ou une plus grande fidélité et passion pour l’avancement de l’Évangile que Campus Crusade for Christ”. (Mike Treneer, Président International des Navigators)

· “J’ai, depuis des années, une profonde appréciation et un ultime respect pour Campus Crusade for Christ… Je soutiens ce ministère de tout cœur.” (Denny Rydberg, Président de YoungLife)

· “Nous sommes profondément reconnaissants pour la ferveur et la constance du staff et des étudiants de Campus Crusade for Christ dans la poursuite de l’Ordre Missionnaire.” (Alec Hill, Président de InterVarsity)

5. Encore plus important, attendons-nous à ce que Dieu nous vienne en aide dans les moments difficiles. Je me souviens de l’époque où Mutual Benefit Life, la compagnie d’assurances qui gérait les retraites de notre staff, a fait faillite. Tout semblait s’écrouler lorsque Dieu a pourvu une solution miraculeuse en restaurant les comptes de retraite du staff. C’est rassurant de savoir que Dieu est en contrôle et qu’Il nous aime profondément.

Je dis souvent à qui veut l’entendre que j’aime apprendre de nouvelles choses. Mais c’est vrai que je préfère ne pas les apprendre de cette manière.

Je ne sais pas quelle a été votre expérience ces dernières semaines. Quand vous recevrez cette lettre de nouvelles, un mois se sera écoulé depuis l’annonce. Alors que j’écris ces lignes, les dons dont notre staff bénéficie sont actuellement en hausse par rapport à ceux de l’année dernière. Mes donateurs ont été très bienveillants dans leur perception des récents évènements. Mais je suis cependant conscient que certains donateurs n’ont pas été aussi compréhensifs.

Sachez que Judy et moi prions pour vous et faisons confiance à Dieu pour Son intervention surnaturelle et Sa bénédiction particulière en ces temps difficiles.

Steve

Retour à l’essentiel

Jeudi, août 18th, 2011 | Non classé | Pas de commentaire

Au début de l’été, Judy et moi avons assisté au dernier match de rugby de la saison auquel participaient nos petits enfants Carter et Aidan. Nous avons ensuite déjeuné tôt avec leurs équipes respectives, assisté à la remise de trophées et sommes rentrés à la maison.

Vers midi, Nick Debbie et leur trois fils sont partis de chez nous, non pour retourner à leur maison d’Orlando, mais pour rouler vers Indianapolis, lieu de leur nouveau domicile.

Honnêtement, j’ai versé quelques larmes. Depuis deux ans et demi, ils vivaient à Orlando. Nous avons vu les garçons grandir, et les avons souvent accueillis chez nous pour qu’ils puissent jouer et faire de la balançoire. Les 10 jours qui ont précédé le 4 juin, ils ont vécu à la maison. Nous les voyions dès le matin et priions avec eux à l’heure du coucher.

Le lien entre nous s’est si fortement établi que lorsqu’ils sont partis, c’était comme si une parcelle de notre cœur était partie avec eux.

Laissez-moi préciser que des choses bien pires arrivent aux gens quotidiennement. Certains tombent gravement malades ou sont sérieusement accidentés. D’autres perdent une personne aimée ou voient leurs maisons détruites.

Mais à ce moment-là, le départ de Nick, Debbie et la petite famille était pour moi une grande tristesse. Cette peine affective n’a cependant pas été vaine : elle m’a ramené à l’essentiel.

1. Remercier Dieu en toutes circonstances.

C’est ce que dit 1 Thessaloniciens 5 :18 : “Remerciez Dieu en toute circonstance : telle est pour vous la volonté que Dieu a exprimée en Jésus Christ”.

La deuxième clause est irréfutable : “Telle est pour vous la volonté que Dieu a exprimée en Jésus Christ.” Ce n’est pas seulement la chose qui nous permettra de nous sentir mieux, c’est spécifiquement et expressément la volonté de Dieu.

Pourquoi Paul le fait-il remarquer avec tant de fermeté? D’une part, cela teste notre théologie. En effet, si nous n’arrivons pas à remercier Dieu dans les moments difficiles, c’est une façon de dire qu’Il n’est pas bon, qu’Il ne nous aime pas, ou qu’Il n’est pas suffisamment en contrôle pour nous protéger d’une “mauvaise” circonstance.

En fait, ce n’est pas seulement une fausse vision de Dieu, c’est une insulte envers Lui. Au temps où nos enfants grandissaient, combien de fois a-t-il fallu que Judy et moi disions “non” à leurs exigences? Parfois, nous les entendions dire ”Tu ne m’aimes pas”, “Tu ne veux pas que je m’amuse”, ou “Tu veux juste me rendre la vie impossible”.

Naturellement, rien de cela n’était vrai. Mais cela fait mal d’entendre nos enfants dire de telles choses. Ne savaient-ils pas que nous les aimions ? Comme c’était décourageant et insultant ! Je peux seulement imaginer ce que Dieu pense et ressent lorsque nous nous plaignons au lieu de remercier.

2. Compter nos bénédictions.

Je me souviens de cette vieille chanson nous exhortant à compter nos bénédictions en les nommant l’une après l’autre. Se pourrait-il que cette chanson ait le Psaume 103 :2 comme base scripturale ? “Que tout mon être loue l’Eternel, sans oublier aucun de ses bienfaits.”

Revenons maintenant à Debbie, Nick et les garçons. Lorsque Debbie et Nick se sont mariés, ils sont partis vivre à Bozeman dans le Montana. Leur rendre visite là-bas était déjà un gros effort. Mais quand ils ont eu Carter et Aidan, la distance a semblé encore plus grande. Finalement, ils se sont sentis appelés à rejoindre le staff de Campus Crusade for Christ et déménager à Orlando pour servir Global Media Outreach. Quelle incroyable bénédiction ! Nous pouvions les voir tout le temps !

Ethan est né le 14 mars 2009. Je devais partir en voyage le matin même, mais comme Debbie était sur le point d’accoucher, j’ai dormi près du téléphone. Deux heures avant le départ, j’ai appris qu’Ethan venait de naître. Je me suis levé, douché, et ai fait un saut à l’hôpital avant de partir en voyage. Quelle bénédiction !

Samedi, j’ai vu Aidan marquer son premier but de rugby. Quelle bénédiction !

Il y a un an et demi, nous avons épaulé Nick et Debbie pendant la sévère maladie de foie qui a frappé Nick. Quelle bénédiction d’être là pour eux !

L’année dernière, nous sommes allés à Sea World plusieurs fois ensemble. Quelle bénédiction !

Maintes fois, Nick et moi avons discuté de sujets tels que le leadership, le ministère Internet, et tant d’autres choses. Quelle bénédiction !

Pendant les dix jours où ils ont vécu chez nous, Debbie et moi avons fait une marche matinale presque tous les jours. Nous avons brassé des souvenirs, discuté des challenges de la vie et ri ensemble. Quelle bénédiction !

Je pourrais continuer pendant des pages, mais ce qui est clair à mes yeux, c’est que dans Son amour infini et Ses provisions, Dieu a donné aux grands-parents que nous sommes des expériences qui ont bien plus de poids que les quelques heures de vol désormais nécessaires pour leur rendre visite à Indianapolis. Il a transformé la tristesse et l’occasion de se plaindre en grande joie et désir de remerciement et de louange.

J’ignore à quelles circonstances négatives vous faites face aujourd’hui, mais laissez Dieu les transformer en positif. Remerciez-Le et comptez vos bénédictions. Je peux vous dire que ça marche !

Steve

Jetez Vos Filets

Dimanche, juillet 3rd, 2011 | Non classé | Pas de commentaire

En fait, ce qui est arrivé était déraisonnable et improbable.

Un jour de la fin des années 1980, Allan Beeber et moi-même discutions de la possibilité d’une nouvelle mission le concernant. “Quels sont les besoins majeurs du ministère ?” m’a-t-il demandé. J’ai répondu : “Un des besoins est de trouver le moyen de travailler sur les campus là où nous n’avons pas de staff et là où notre staff ne peut se déplacer aisément”.

Nous avons fait un rapide brainstorming sur les méthodes possibles à utiliser et la façon dont on pourrait diriger et coacher les étudiants à “distance”.

Ces méthodes semblaient si déraisonnables et improbables que nous nous en sommes amusés, tombant quand même d’accord sur le fait que cela valait le coup d’essayer.

Eh bien, ce qui est arrivé était, en effet, déraisonnable et improbable. Ça a décollé ! En quelques années, plus de 100 campus étaient pris en main par Student LINC, et en finale, les ministères sur le terrain ont pris le contrôle, sous le nom de ministère catalytique. À ce jour, la majorité des ministères sur nos campus U.S. sont gérés à distance.

Si je regarde en arrière, je me demande pourquoi nous sommes surpris. Depuis le tout début de son ministère, Jésus a demandé à Ses disciples de “jeter leurs filets” dans des endroits déraisonnables.

Considérons Luc 5 :1-7 par exemple : “Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule.

Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon: “Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher”.

Simon lui répondit: “Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ta parole, je jetterai le filet.”

L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient.”

Pierre ne pensait pas que l’idée de Jésus était bonne. C’était apparemment la nuit que le poisson abondait, et, plus important, il n’y avait visiblement aucun poisson alentour à ce moment-là. Pierre illustre parfaitement les raisons pour lesquelles nous résistons aux directives de Jésus dans le ministère.

1. Parce que nous savons déjà comment “pécher”

Je suspecte Pierre d’avoir pensé: “Jésus, reste dans le domaine où tu es bon : l’enseignement. Concernant la pêche, laisse les décisions aux professionnels.” Combien de fois rejetons-nous les idées nouvelles parce que notre orgueil nous entraîne à penser que nous connaissons déjà les réponses ?

A l’époque où j’étais responsable de “Power for Living”, un effort national de marketing pour l’évangélisation, je me souviens des conseils donnés par les top experts en marketing. Forts de leur expérience, ils répétaient que nous ne pouvions entamer cette campagne aussi rapidement que nous le planifions.

Finalement, j’ai dû leur préciser que les leaders de la Fondation Arthur S. DeMoss ne leur demandaient pas s’il fallait faire la campagne tout de suite, mais comment procéder pendant que c’était encore l’Année de la Bible. A regret, ils ont donné leur avis. C’est d’autant plus intéressant que la campagne a été particulièrement bien reçue, malgré l’approche et la rapidité supposément “déraisonnables”.

2. Parce que nous avons “toujours procédé de la même manière”

Une inertie incroyable s’installe quand nous faisons les choses année après année. Cette inertie prédispose la plupart des gens à résister au changement.

Au cours d’un meeting avec un certain nombre de top leaders d’une contrée internationale, je décrivais une nouvelle stratégie ayant fait ses preuves aux États-Unis quand un des principaux leaders est intervenu : “Pouvons-nous faire cela ? Nous n’avons jamais fait cela auparavant dans le ministère.”

Je lui ai demandé si ce qu’il faisait marchait. “Non”, a-t-il répondu un peu gêné.

“Eh bien, si votre cheval de bataille est visé et tué, descendez de cheval et trouvez en un autre!” ai-je dit.

3. Parce que c’est impossible

Si j’avais reçu 10 dollars à chaque fois que la phrase “C’est impossible !” a été dite à Bill Bright, je serais riche. A l’automne 1969 par exemple, il revenait d’une croisade de Billy Graham. En regardant la foule, il avait eu la vision d’un stade rempli d’étudiants en majorité chrétiens recevant une formation d’une semaine pour aller porter l’Évangile auprès de leurs camarades, leurs familles et leurs relations. Beaucoup d’entre nous dans le leadership de Campus Crusade for Christ ont alors affirmé que c’était impossible ! Mais Bill a senti que cela venait de Dieu et il a rafraichi notre vision en nous rappelant “qu’à Dieu, tout est possible”.

Le reste fait partie de l’histoire : Explo 72 témoigne de 85.000 personnes inspirées, formées et envoyées.

ET VOUS, ALORS ?

Combien de temps vous faut-il pour répondre comme Pierre l’a fait dans Luc 5 :5 : “Sur ta parole, je jetterai le filet.” ? Êtes-vous prêts à mettre de côté ce que l’expérience vous dicte si Jésus vous dit clairement de faire autrement ? Êtes-vous disposé à mettre de côté ce que vous avez “toujours fait” pour oser “l’impossible” ?

Ensemble, faisons confiance à Dieu pour jeter nos filets là où Jésus le dit.